On avait déjà laissé filer sans trop de regrets le buteur parisien du soir, Bernard Mendy (qui avait qualifié les médias de «crevures et crevards»), quand le milieu Grégory Bourillon a surgi. No comment. Ah... Il hésite. Ralentit. Fait un pas vers les micros. Se ravise. On le sent apeuré, méfiant, fermé... mais on devine aussi qu'il a un truc à dire. «On avait le match en main et il y avait moyen de se sauver dès ce soir. Mais, à 1-0 pour nous, l'arbitre a pris parti pour Toulouse. Il n'a plus sifflé une seule de leurs fautes. Dans le vestiaire, après le match, on s'est posé énormément de questions. Les Toulousains avaient laissé entendre toute la semaine qu'ils craignaient un arbitrage proparisien mais, en fait, on n'est vraiment pas aidés. Là, après soixante minutes, l'arbitre n'est plus le même. Si ça peut aider à battre Saint-Etienne samedi, nous aussi on va raconter des trucs sur l'arbitrage avant le match.»